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: Aidons l'Afrique Ensemble
Réalisations de l'AAAE
Caisse villageoise de microcrédits
Le microcrédit est accessible uniquement aux femmes : il leur permet de se créer une petite source de revenus pour leur famille en leur ouvrant la possibilité du petit commerce et de l'artisanat, par exemple.  La collaboration des maris est demandée afin qu'ils ne détournent pas le crédit et ne dépensent pas les revenus sans leur permettre de s'acquitter des petites mensualités du remboursement et de garder un "fond de commerce" pour pérenniser l'entreprise de l'épouse. 
L'ensemble de l'animation est une formation à des notions d'économie élémentaire. 
Une évaluation permanente est indispensable.
Atelier de couture
Les femmes se réunissent au sein d'un atelier collectif (Centre de promotion des femmes, à Irim) pour se former (grâce à plusieurs formateurs et formatrices) à la coupe-couture et produire des vêtements d'écoliers.  Cela permettra à un plus grand nombre d'écoliers de fréquenter l'école (culturellement, il est impossible à un enfant de fréquenter l'école sans vêtements convenables).  Le surplus de production servira à pérenniser le projet et comme source de revenus pour les femmes (accès au microcrédit).  Elles réalisent également d'autres objets destinés au petit commerce : sacs à mains en tissu, nappes, etc...
Atelier de savonnerie artisanale
Les femmes se réunissent au Centre de promotion des femmes à Irim pour partager le matériel nécessaire à la saponification ainsi que les matières premières (fruit de Neem, huile de karité) pour la fabrication du savon domestique (toilette, lessive).  Culturellement, le savon est indispensable (pureté du corps) mais très cher s'il faut l'acheter.  Le surplus de production servira à pérenniser le projet et comme source de revenus pour les femmes (accès au microcrédit).
Teinturerie artisanale :
Les femmes se réunissent au sein du même Centre de promotion à Irim pour s'initier à l'art de la teinture des tissus, grâce à la collaboration d'artisans qui acceptent de partager leur savoir, moyennant une retribution.  Elles s'entraident pour mettre leur savoir en pratique. Ce qui leur permettra de réaliser des tissus artisanaux destinés à la vente, au petit commerce.
Centres d'alphabétisation :
Avec l'aide de plusieurs bailleurs de fonds, l''objectif de l'AAAE est de construire et d'ouvrir dans chaque village un local qui servira à réunir les adolescents et les adultes motivés qui n'ont pas pu bénéficier d'une scolarité pour leur enseigner la lecture et l'écriture, dans leur langue ou en français. 
Un proverbe burkinabé énonce, en effet que "ka mi yâa zoanga" (lorsqu’on est analphabète, on est aveugle).
Greniers de sécurité :
En période de "soudure" (période entre l'épuisement du stock familial de nourriture provenant de la récolte précédente et le réapprovisionnement par la nouvelle récolte), par mécanisme spéculatif, le prix des céréales et autres denrées est prohibitif pour les familles.  La famine menace.  L'AAAE, lors de chaque récolte, veille à stocker le produit de la récolte des champs collectifs dans des greniers de sécurité.  Ces réserves sont revendues aux familles en période de  soudure à un prix normal, cassant ainsi, tant que faire se peut, les effets néfastes de la spéculation sur les denrées alimentaires de première nécessité.
Cave de conservation :
A Irim, une cavité a été creusée dans la latérite par les villageois, jusqu'à une profondeur d'environ 4 mètres, d'un volume de 247 m3. La cave a été  recouverte d'une toiture et pourvue d'une ventilation naturelle grâce à une cheminée en latérite.  La cave est conçue pour stocker les réserves vivrières de chaque communauté villageoise (musulmans, chrétiens, animistes), par exemple la récolte d'oignons ou de pommes de terre.  Elle peut également permettre de conserver les aliments de soudure (feuilles de plantes sauvages, en Mooré : Lélongo), qui permettent de s'alimenter en période de famine.  Le système de ventilation naturelle garantit une fraîcheur relative dans toute la cave.  C'est une application du principe du puits provençal ; peu commune en Afrique de l'Ouest, c'est une invention de notre ami Alidou.
Frigo villageois :
Ce microprojet fait l'objet d'une animation de sensibilisation par les animatrices de l'AAAE auprès des familles villageoises.  Il s'agit de les motiver à construire cette petite infrastructure permettant d'isoler une jarre en terre cuite (canari) à l'aide d'une maçonnerie en terre battue remplie de terre arable (cette terre humide servant d'isolant et de substrat pour la culture des tomates et autres condiments) de manière à conserver de l'eau fraiche (selon le principe de la pompe à calories par évaporation). Cette eau potable sera ainsi moins soumise à la pollution bactérienne.
Foyer amélioré :
Afin d'économiser le bois (meilleure convection de la chaleur, inertie thermique élémentaire) et de réduire les risques d'incendies, des superstructures élémentaires en argile ("foyer amélioré") sont construites à la dimension des casseroles.  Petit à petit chaque habitation est pourvue de cette commodité, grâce aux incessantes séances de sensibilisation des animatrices de l'AAAE.
Moulin à grain et cantine scolaire :
Le moulin à grain collectif (le bâtiment et les machines qu'il abrite) est indispensable à l'autonomie alimentaire des villageois et à l'équilibre nutritionnel des écoliers.  Il allège une tâche domestique dévolue aux femmes : la préparation de la farine de mil ou de sorgho réalisée sinon à l'aide d'un pilon, travail lourd et long. 
Une cantine scolaire (cuisine) doit logiquement être annexée au moulin, pour la préparation et la distribution des repas scolaires.  Ce qui assure un repas par jour aux écoliers.
Outil supplémentaire de valorisation : la décortiqueuse.
Puits et forage :
Beaucoup de villages manquent cruellement d'eau;  L'AAAE s'attache à répondre aux doléances des comités de quartiers pour satisfaire au mieux les besoins élémentaires en eau potable et d'irrigation.  Il s'agit de réaliser, grâce à des financements,  des forages (eau de boisson) et des puits à grand diamètre (eau d'arrosage) ; ceux-ci sont busés en béton et pourvus d'une margelle.
Ce qui les rend sûrs et pérennes, par opposition aux puits traditionnels réalisés avec peu de moyens.






Le puits est indispensable comme source d'eau potable (pour lutter contre les maladies infectieuses) et/ou d'irrigation (pour mettre en place pépinières et maraîchages).
Plantations et pépinières :
La concession de l'école et les lieux importants du village doivent être progressivement transformés en terrains arborés.  Les écoliers sont responsables de la surveillance et de la protection des arbrisseaux plantés dès l'an 2000 grâce à l'aide de plusieurs partenaires.  Il s'agit de conscientiser les jeunes d'abord, les adultes ensuite, à la lutte contre la désertification en leur montrant de manière interactive les bienfaits du reboisement géré de manière durable (fruitiers, conservation de l'humidité, ombre, source de bois de chauffe). 
Les plantations d'arbrisseaux se font dans un trou profond et large rempli de terre fertilisée, éventuellement par du Terra Cottem® et pourvu à la partie déclive du terrain d'une tranchée comblée de terre en demi-lune, destinée à récolter et conserver les eaux pluviales.  Cela optimise la repousse des plants dans les meilleures conditions.
Grâce à plusieurs partenaires, l'AAAE a pu mettre en activités des pépinières gérées par les villageois pour la production de plusieurs variétés d'arbres (neere, manguier, moringa oleifera, entre autres).
Plantation de Manguiers :
Le principe est de planter, dans chaque parcelle, un manguier (arbre fruitier) ayant de profondes racines capables de puiser l'eau de la nappe phréatique, sans assécher le sol en surface. 
La frondaison assurant de l'ombre permet de cultiver du mil au pied de chaque arbre avec un arrosage minimum.
La mangue est un fruit succulent et d'un bon apport nutritif. 
De plus, elle arrive à maturité pendant la période de soudure ; elle peut à ce moment faciliter le quotidien des familles.
Plantations de Moringa Oleifera :
Grâce au projet "Muringa, arbre de vie", cofinancé par WBI - Faso-Lux - Commune de Vaux-sur-Sûre, dès 2011, l'AAAE va produire dans ses pépinières et planter dans les champs collectifs, les jardins scolaires et les quartiers, des Moringa Oleifera.
Le projet court de 2011 à 2013.
Potagers collectifs :
L'AAAE suscite, grâce à l'aide de plusieurs partenaires, la création de Comités villageois ou de Comités de Parents d'Elèves qui gèrent une entreprise de maraîchage : production de produits vivriers (oignons, tomates, haricots, choux, cucurbitacées, etc...) qui alimentent soit des cantines scolaires, soit des familles.
Les produits des maraîchages, quand ils sont vendus sur les marchés, sont une source de revenus supplémentaires pour les familles.
Latrines :
Leur rôle de confort, d'hygiène, et de prévention sanitaire est évident... 
L'école doit en être pourvue ainsi que les bâtiments collectifs. 
Ensuite il faut en installer dans chaque quartier de chaque village...
Il faut sensibiliser les populations à l'importance pour la santé de l'usage de ces latrines.
Ce projet est une des activités que l'AAAE met en place actuellement.
  
Des questions ?  Ecrivez-nous : remplir un formulaire !
Alidou Guétèba Sawadogo
Président de l'AAAE
Association Aidons l'Afrique Ensemble
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