Le Moringa oleifera est une espèce de petit arbre, originaire d'Inde (en malayan : Muringa) pouvant mesurer jusqu’à 10 mètres. Mais il peut être taillé (le produit des tailles a une valeur ajoutée, nous le verrons ci-après) et maintenu à une taille d’arbuste. Sa croissance est rapide (jusqu’à 1 m. par mois). Il résiste bien à la sécheresse : sa racine tubéreuse lui permet de se passer d’eau pendant plusieurs mois. Lorsqu’on le coupe ou que ses jeunes pousses sont brûlées par le soleil, il repousse aussitôt avec les premières pluies (son nom français « Neverdier » viendrait de l’expression anglaise "Never die" !).
Il peut se planter par semis, en repiquage ou en plein champ, ou par boutures.
On peut le cultiver de façon extensive pour une production de graines (semences ou huile) ou de façon intensive irriguée pour une production optimale de feuilles (avec une récolte toutes les 6 semaines).
Dans les régions de divagation du bétail, les arbustes doivent être protégés des animaux : ils en sont friands !
Ses fruits peuvent être mangés cuits, frais ou en conserve.
Elles peuvent être consommées comme légume. Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes. Elles peuvent constituer un aliment complet puisqu’elles contiennent (fait rare) 10 acides aminés.
Elles sont utilisées comme complément alimentaire protéiné sous forme de poudre séchée à introduire dans la sauce ou la bouillie de l’enfant. Il faut que les feuilles soient séchées à l’abri du soleil (pour conserver leurs qualités nutritives) ; elles sont ensuite réduites en poudre, celle-ci doit être conservée dans un récipient fermé à l’abri de la lumière et au sec.
Les tiges foliées ne sont pas réduites en poudre mais constituent un excellent fourrage.
Les graines contiennent un polyélectrolyte cationique qui a montré son efficacité dans le traitement des eaux (élimination de la turbidité, dissipant de ce fait plus de 90 % des bactéries) en remplacement du sulfate d’alumine ou d’autres floculants avec l’avantage qu’il est biodégradable. On peut également extraire de ses graines une huile alimentaire intéressante et qui constitue aussi une matière première intéressante en cosmétologie (savon, parfum). Une utilisation mixte pour la production d’huile et d’agent floculant est possible car le tourteau issu de l’extraction d’huile conserve ses capacités floculantes.
Les racines peuvent servir à produire un condiment alimentaire.
D’autres applications potentielles du Moringa comme son utilisation dans l’alimentation animale, comme hormone de croissance végétale, comme engrais vert, en phytopharmacie ou comme pâte à papier (et même comme biocarburant) font l’objet de nombreuses recherches.
Mieux que toute autre espèce, le Moringa répond à de nombreux problèmes des populations grâce à ses usages multiples, donc un fort potentiel de commercialisation pour différentes applications.